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25 novembre 2006

L'idée libertaire

Beaucoup de textes sur ce site consacré à l'idée libertaire et une rubrique actualité fournie.

20 novembre 2006

Philosophie politique

À suivre : deux carnets Web de philosophie politique :

  • EPIcentre - Études politiques internationales :

    Chez Antonio Negri, la critique du contractualisme politique, attaché à une conception transcendante du pouvoir, conduit à une dénonciation des catégories unifiées d’ « État » et de « société civile ». Ces catégories transcendantes sont dénoncées comme les fétiches d’une tentation totalisante de la pensée. Il sont le résultat d’une volonté ordonnatrice et unificatrice de la raison, et ils ne possèdent aucun degré de réalité. À ces catégories transcendantes, Negri oppose l’activité de résistance et d’innovation accomplie par la multitude, qui est la réalité plurielle et matérielle des corps dans le monde.

    Biopolitique (Negri, Foucault)

  • Conatus - Site philosophant

    Évoquer le cas des sociétés sans État risque de nous conduire à en faire une définition négative, ce que ne fait pas Clastres en choisissant délibérément le terme de « sociétés contre l'État ». De ce fait, la question devient autre : on ne qualifie ces sociétés différentes que par notre propre point de vue historiquement construit. Ce serait alors faire comme si ces sociétés avaient un point commun entre elles, or le seul point commun, c'est qu'elles ont longtemps été ignorées par l'occident. On ne devrait alors que se référer pour chacune qu'à une topologie plus qu'à une typologie.

    M1 / La société contre l'État : notes indicatives

5 novembre 2006

Marxisme analytique

J’ai retrouvé ce fichu article dans lequel j’avais noté cette phrase :

Quelle est la contribution précise de cette phrase à l’argument ou à l’exposé que je suis en train de développer, et est-elle vraie ?

J’aime bien cette phrase : elle m’a bien servi du temps où j’écrivais avec un peu plus de fond et de régularité, et elle me sert toujours aujourd’hui lorsque je lis de la philosophie. C’est, en quelque sorte, mon rasoir d’Occam personnel.

L’article Engagement sans vénération. Réflexions sur le marxisme analytique a été publié dans Un siècle de philosophie. 1900-2000 par Gerald A. Cohen.

Assez curieusement, on n’y trouvera pas d’exposition précise de concept propre au marxisme, mais un retour sur la façon dont le marxisme analytique s’est constitué et avec qui. Tout est parti d’une réunion organisée en septembre 1979, reconduite par la suite en rencontre annuelle (d’où le nom de September Group) sous l’impulsion de 3 représentants :

D’après Cohen, la méthode du marxisme analytique utilise 3 techniques intellectuelles :

  1. les techniques de l’analyse logique et linguistique issue de la philosophie positiviste germanophone et anglophone du XXè siècle ;
  2. les techniques économiques issues d’Adam Smith et de David Ricardo, mais auxquelles les économistes néoclassique et non marxistes, à peu près depuis l’époque de Léon Walras et d’Alfred Marshall, donnèrent une forme mathématique rigoureuse (p. 617) ;
  3. les techniques de la représentation du choix, de l’action et de la stratégie issues de l’économie néoclassique (plus connues aujourd’hui sous le nom de théorie de la décision, de théorie des jeux, et de théorie du choix rationnel).

et part d’un présupposé :

Le marxisme analytique est analytique en ce qu’il incline à expliquer des phénomènes molaires et des macrophénomènes à partir des microéléments et des micromécanismes qui constituent les entités et sous-tendent les processus se déroulant à un niveau de résolution plus grossier.

1 octobre 2006

La fausse mort de l'État-nation

Un entretien avec Pierre Manent :

Ce qui a brouillé la distinction entre l'intérieur et l'extérieur, c'est, en particulier, le processus de la construction européenne. L'analyse tocquevillienne de la démocratie présupposait l'existence du cadre national. Mais celui-ci se défait, sans avoir été remplacé par un nouveau cadre politique. Désormais, l'espace de formulation et de résolution des problèmes est très incertain. Nous n'avons pas découvert ce qu'est la vie après la nation, mais nous subissons les conséquences de son affaiblissement.

Je ne connaissais pas du tout cet auteur, mais son programme de recherche où il compte entreprendre une enquête de longue haleine sur les formes politiques (entendant par cette expression les quelques grands types de l’association humaine dont la succession articule notre histoire : la tribu, la cité, l’empire, la nation, la cosmopolis), couplé avec son article Le retour de la philosophie politique, publié dans la revue Politique et Sociétés (Vol. 22, n° 3, 2003, Le retour de la philosophie politique en France), me donne envie de le lire.

24 septembre 2006

Multitudes n°26

Multitudes n°26 :

Le moment est sans doute venu de combler ce déficit important dans le paysage éditorial et intellectuel français, non seulement en raison des débats que soulève dans l’opinion le passé/présent colonial de la France, mais aussi parce que les postcolonial studies déploient actuellement des efforts importants pour jeter un regard critique sur leur propre histoire et sur leur institutionnalisation, regard qui devrait faciliter leur « acclimatation » problématique au sein du monde intellectuel français. L’absence de traductions (linguistiques, mais aussi culturelles et politiques) des débats qui ont lieu notamment en Asie et dans les mondes anglophone, lusophone et hispanophone est le révélateur d’un nationalisme linguistique et intellectuel français qu’il convient de combattre. Il est donc nécessaire d’entreprendre un large travail de traduction des études postcoloniales, afin de produire de salutaires effets de décalage chronologique, géographique, théorique, culturel, linguistique et politique ; on comprendra donc la raison et le sens de la place prépondérante des traductions dans ce numéro de Multitudes.

De la colonialité du pouvoir à l’Empire et vice-versa.

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